La Journée du Coton d'Abapa rassemble 1 200 personnes.
La 5e édition de cet événement s'est déroulée le week-end dernier, établissant des liens entre les scénarios, le marché et la recherche appliquée.
La division Crop Science de Bayer a réalisé un chiffre d'affaires de 4,910 milliards d'euros au deuxième trimestre 2026. Ce chiffre représente une hausse de 3,5 % à taux de change constants et en tenant compte des variations de portefeuille. L'EBITDA avant éléments exceptionnels a progressé de 30,2 % pour atteindre 902 millions d'euros. La marge a augmenté de 14,5 % à 18,4 % sur un an. Cette performance s'explique par la croissance des ventes et la réduction du coût des marchandises vendues.
Le président du conseil d'administration de Bayer, Bill Anderson, a déclaré que le groupe respectait ses prévisions de performance pour l'exercice fiscal. « Sur le plan opérationnel, nous sommes en bonne voie d'atteindre nos objectifs annuels », a-t-il affirmé lors de la présentation des résultats. M. Anderson a également souligné que la mise en œuvre du plan quinquennal de Crop Science constituait l'une des priorités stratégiques de l'entreprise.
L'activité liée aux semences et aux caractères génétiques du soja a progressé de 16,9 % au cours du trimestre. La surface cultivée en semences de coton a augmenté de 69,2 %. L'entreprise attribue en partie cette hausse au rétablissement de l'homologation du dicamba aux États-Unis. Le segment des semences et des caractères génétiques du maïs a reculé de 2,5 %. Les gains enregistrés en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique, en Asie et dans le Pacifique n'ont que partiellement compensé la baisse des volumes en Amérique du Nord. Bayer a constaté une concentration de ses ventes dans cette région au premier trimestre.
Dans le secteur de la protection des cultures, les herbicides à base de glyphosate ont tiré la croissance. Les ventes ont progressé de 12,6 %, grâce à une hausse des volumes et des prix. L'Europe, le Moyen-Orient et l'Afrique ont enregistré les plus fortes progressions. Les ventes d'insecticides ont augmenté de 15,9 %, un résultat qui s'explique par la hausse des volumes et des prix dans ces régions, ainsi qu'en Asie et dans le Pacifique.
Les recettes agricoles ont atteint 4,910 milliards d'euros, contre 4,788 milliards d'euros au deuxième trimestre 2025. La croissance publiée s'élève à 2,5 %. À périmètre constant, la région Europe, Moyen-Orient et Afrique a enregistré une croissance de 3,3 %, l'Amérique du Nord de 3,4 %, l'Asie-Pacifique de 9,5 % et l'Amérique latine de 0,1 %.
L'amélioration des résultats d'exploitation reflète également les programmes d'efficacité de la division. Le coût des marchandises vendues a diminué. L'entreprise attribue cette évolution à la mise en œuvre du plan quinquennal de Crop Science. Ce programme vise à accroître la rentabilité et à préserver la compétitivité mondiale du secteur agricole.
Au premier semestre, le chiffre d'affaires de Crop Science a atteint 12,468 milliards d'euros, soit une croissance ajustée de 5,5 %. L'EBITDA avant éléments exceptionnels a progressé de 20,5 % pour s'établir à 3,916 milliards d'euros. La marge a atteint 31,4 %, contre 26,3 % à la même période en 2025. Cette performance a été soutenue par les activités liées au soja et au maïs, les revenus de licences et les programmes d'amélioration de l'efficacité.
Bayer a également restructuré ses activités liées au glyphosate aux États-Unis. L'entreprise a intégré ces opérations à Ruveon LLC. La nouvelle structure prend en charge la tarification, les stratégies commerciales, la production et la logistique sur le marché nord-américain. Ruveon demeure au sein du groupe Bayer et participe à la mise en œuvre du plan quinquennal de Crop Science.
L'entreprise a également annoncé un accord de licence pour la commercialisation à grande échelle du blé hybride. Cette initiative s'inscrit dans une stratégie de renouvellement de son portefeuille agricole.
Dans les autres segments, la division Pharmaceutique a enregistré un chiffre d'affaires de 4,458 milliards d'euros au cours du trimestre. Ce chiffre est proche de celui observé un an plus tôt, avec une hausse ajustée de 0,8 %. L'EBITDA avant éléments exceptionnels a reculé de 3,6 % à 1,055 milliard d'euros. La division Santé Grand Public a réalisé un chiffre d'affaires de 1,445 milliard d'euros, soit une croissance ajustée de 1,5 %. L'EBITDA avant éléments exceptionnels a diminué de 3,6 % à 319 millions d'euros.
Au sein du groupe, le chiffre d'affaires du deuxième trimestre s'est élevé à 10,872 milliards d'euros, soit une hausse ajustée de 2,2 %. L'EBITDA avant éléments exceptionnels a progressé de 1,9 % pour atteindre 2,144 milliards d'euros. Le bénéfice net s'est établi à 219 millions d'euros, contre une perte de 199 millions d'euros à la même période en 2025. Le flux de trésorerie disponible a été négatif, à -371 millions d'euros, notamment en raison des paiements liés aux litiges. La dette financière nette s'élevait à 33,647 milliards d'euros à fin juin.
Pour 2026, Bayer a maintenu ses prévisions de chiffre d'affaires, de résultats et de flux de trésorerie disponible à taux de change constant. Seule son estimation de la dette financière nette a été révisée. La nouvelle fourchette se situe entre 29 et 30 milliards d'euros, contre 32 à 33 milliards d'euros précédemment. Cet ajustement tient compte d'un investissement de 3 milliards d'euros réalisé par des fonds gérés par Apollo dans une nouvelle société liée à l'activité des contraceptifs réversibles de longue durée.
Dans le secteur des agroalimentaires, Bayer surveille les risques climatiques et géopolitiques au cours du second semestre. L'entreprise a évoqué les effets potentiels d'El Niño et de la volatilité climatique sur les semis et la productivité dans certaines régions. Elle maintient également son plan quinquennal, axé sur la réduction des coûts, l'amélioration des marges et l'ajustement de sa structure.
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