Bayer annonce ses résultats pour 2025

Le secteur agricole était dominé par la culture du maïs et des légumes.

04.03.2026 | 07h25 (UTC-3)
Cultivar Revista

Bayer a clôturé l'année 2025 avec une croissance de 1,1 % de son chiffre d'affaires mondial, à taux de change constants et en tenant compte de son portefeuille. Le chiffre d'affaires du Groupe s'est élevé à 45,575 milliards d'euros. L'EBITDA avant éléments exceptionnels a reculé de 4,5 % à 9,669 milliards d'euros. Le résultat net s'est établi à -3,620 milliards d'euros, impacté par des provisions liées à des litiges. L'entreprise anticipe des ventes et des résultats stables en 2026, à taux de change constants.

La division Crop Science a enregistré un chiffre d'affaires de 21,622 milliards d'euros en 2025, soit une hausse de 1,1 % à périmètre constant. Cette performance est principalement due au maïs. Le segment Semences et Caractéristiques du Maïs a progressé de 13,2 % sur un an, avec des gains dans toutes les régions. L'entreprise attribue ce résultat à la performance des produits, à l'augmentation des surfaces cultivées et à la conclusion d'un accord de licence avec Corteva en Amérique du Nord.

Sans cet accord, la croissance du maïs serait légèrement inférieure à 10 %. L'entreprise a indiqué que les revenus de licences ont contribué à hauteur d'environ 300 millions d'euros à ses résultats du quatrième trimestre. Un montant supplémentaire de 450 millions d'euros devrait impacter la production de soja au premier trimestre 2026.

Le secteur des semences potagères a progressé de 7,5 %, avec des hausses de prix et de volumes dans presque toutes les régions.

Les herbicides sont restés stables, avec une augmentation de 0,5 %. Les produits à base de glyphosate ont maintenu leur niveau de l'année précédente, avec une variation positive de 0,1 %.

Les ventes de fongicides ont chuté de 4,8 %, avec des baisses en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique. Les ventes d'insecticides ont diminué de 12,2 %, suite à l'expiration de l'homologation du Movento (spirotétramate) en Europe. Les ventes de semences et de produits dérivés du soja ont baissé de 7,7 %. Le coton a reculé de 22,9 %. L'entreprise attribue ces résultats à l'annulation de l'homologation des produits à base de dicamba aux États-Unis.

L'EBITDA de Crop Science avant éléments exceptionnels s'est élevé à 4,188 milliards d'euros, soit une baisse de 3,2 %. La marge, à 19,4 %, est restée stable par rapport à 2024. Ce résultat reflète la croissance des ventes de maïs et les économies réalisées grâce aux programmes d'efficacité. Les contraintes réglementaires, les dépenses liées aux primes et les actions stratégiques ont pesé sur la performance.

Amélioration de la rentabilité

L'entreprise a poursuivi son programme d'amélioration de la rentabilité de sa division agricole. Cette stratégie comprend la rationalisation du portefeuille et la revue des actifs. L'entreprise a annoncé l'arrêt de la commercialisation de près de 200 produits phytosanitaires et la cession d'actifs liés aux principes actifs. Ce plan prévoit des gains de marge supérieurs à 1 milliard d'euros sur cinq ans.

Perspectives pour 2026

Pour 2026, Bayer prévoit une croissance de ses ventes mondiales comprise entre 0 % et 3 %, à taux de change constants et en tenant compte de son portefeuille d'activités. L'EBITDA avant éléments exceptionnels devrait se situer entre 9,6 et 10,1 milliards d'euros. Le flux de trésorerie disponible devrait être négatif, compris entre 1,5 et 2,5 milliards d'euros, avec des dépenses d'environ 5 milliards d'euros liées à des litiges.

Dans sa division agricole, l'entreprise prévoit une croissance de 1 % à 4 % (données ajustées). La marge d'EBITDA avant éléments exceptionnels devrait se situer entre 20 % et 22 %. L'entreprise a indiqué privilégier la maîtrise des coûts, la politique de prix et la simplification de son portefeuille.

Concernant le glyphosate, l'entreprise prévoit une baisse des ventes de 2 % à 6 % en 2026. Bayer a invoqué la réduction des droits de douane sur les importations chinoises aux États-Unis et la diminution des prix des médicaments génériques en dessous de la médiane historique. L'entreprise a indiqué qu'elle continuerait d'ajuster ses prix en fonction des conditions du marché.

La société a également annoncé une réduction de sa dette financière nette à 29,843 milliards d'euros à fin 2025, soit une baisse de 8,5 % par rapport à l'année précédente. Le flux de trésorerie disponible s'est élevé à 2,084 milliards d'euros. Le dividende proposé était de 0,11 euro par action.

Cadre quinquennal

La division Crop Science structure sa stratégie dans le cadre d'un plan quinquennal, axé sur la croissance des ventes, l'amélioration des marges et la génération durable de trésorerie. L'objectif est de ramener les marges d'EBITDA avant éléments exceptionnels à environ 20 % sur le cycle, en renforçant la résilience opérationnelle et en maximisant la valorisation de l'innovation.

L'entreprise prévoit de lancer dix produits dont le chiffre d'affaires potentiel pourrait dépasser 500 millions d'euros au cours des dix prochaines années. Parmi les solutions en cours de développement, ce système se distingue. Maïs intelligent Preceon, destiné au maïs de petite taille, et la plateforme Vyconic pour les variétés de soja tolérantes aux herbicides de nouvelle génération. L'entreprise se prépare également à lancer cet herbicide. Icafoline-méthyle, avec un nouveau mode d'action pour la lutte post-levée dans les grandes cultures.

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