Flávio Dino suspend la loi relative au moratoire sur le soja

La décision préliminaire sera analysée par la plénière du STF

27.12.2024 | 06h42 (UTC-3)
Cultivar Revista

Le ministre Flávio Dino, du Tribunal Suprême Fédéral (STF), a suspendu les effets de la loi étatique n° 12.709/2024, du Mato Grosso. La règle, qui entrerait en vigueur le 1er janvier 2025, interdit l'octroi d'incitations fiscales et de terres publiques aux entreprises du secteur agro-industriel qui adoptent des politiques internes pour éviter l'acquisition de produits issus de zones récemment déboisées.

La suspension est conforme à l'action directe d'inconstitutionnalité (ADI) déposée par les partis PCdoB, PSOL, Partido Verde et Rede Sustentabilidade. L'action fait valoir que la loi contredit les principes constitutionnels tels que la libre entreprise et l'égalité, en plus de décourager les pratiques environnementales visant à conserver le biome amazonien.

La loi et l'objet de l'action

La loi de l'État n° 12.709 2024/XNUMX a été approuvée en justifiant que les pratiques volontaires, telles que le moratoire sur le soja, limiteraient la compétitivité des entreprises du Mato Grosso en imposant des restrictions supplémentaires à l'expansion agricole.

La législation interdit les avantages fiscaux et le transfert de terres publiques aux entreprises qui adhèrent à des accords restreignant les activités agricoles dans des zones non protégées par la législation environnementale.

Les auteurs de l'ADI soutiennent que la norme utilise des critères punitifs pour pénaliser les entreprises qui participent à des initiatives volontaires, telles que le Moratoire sur le soja, qui vise à empêcher la commercialisation du soja provenant des zones déboisées après 2008 dans le biome amazonien.

Motifs de la décision préliminaire

Dans la décision, le ministre Flávio Dino a estimé que la loi contredit le principe de libre entreprise, garanti par l'article 170 de la Constitution fédérale, en entravant la compétitivité des entreprises qui adoptent des pratiques durables.

Selon le ministre, cette règle pourrait créer une concurrence déloyale en excluant ces entreprises de l'accès aux avantages économiques et fiscaux dont bénéficient les autres.

Le rapporteur a également pointé du doigt d'éventuelles violations du principe d'égalité, affirmant que toutes les entreprises devraient bénéficier des mêmes conditions d'accès aux politiques publiques, quelle que soit leur politique interne.

En outre, il a souligné que la règle étatique pourrait constituer un détournement de but, utilisant le système fiscal comme instrument de pénalisation.

La décision mentionne également le principe d'interdiction de la régression environnementale, prévu à l'article 225 de la Constitution, arguant que cette règle pourrait compromettre les progrès réalisés dans la réduction de la déforestation dans le biome amazonien.

Prochaines étapes

La mesure préliminaire sera soumise à référendum par la plénière du STF. Le gouverneur du Mato Grosso et le président de l'Assemblée législative disposent de 30 jours pour fournir des informations à ce sujet. Ensuite, il y aura une déclaration du procureur général de l'Union et du procureur général de la République.

Jusqu'au jugement final, la suspension de la loi permet aux entreprises de continuer à bénéficier d'incitations fiscales et d'avantages publics, indépendamment de leur adhésion à des pratiques durables.

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