L'agro-industrie sera le secteur le plus touché par les faillites au Brésil en 2025.

Ce secteur compte le plus grand nombre d'entreprises en restructuration, dans un contexte de forte volatilité et de coûts élevés.

07.04.2026 | 17h13 (UTC-3)
Cultivar Magazine, d'après les informations de Serasa Experian

L’agro-industrie sera en tête des demandes de restructuration judiciaire au Brésil en 2025, selon un indicateur republié aujourd’hui (7 avril) par Serasa Experian. Ce secteur représente 30,1 % des CNPJ (numéros d’identification fiscale des entreprises brésiliennes) en cours de restructuration, soit 743 entreprises, ce qui constitue la part la plus importante parmi tous les secteurs de l’économie.

Au total, 977 dépôts de bilan ont été enregistrés dans le pays, soit le volume le plus élevé depuis 2016. L'agriculture est techniquement liée au secteur des services, qui représente 30 % des demandes, suivie du commerce (21,7 %) et de l'industrie (18,2 %).

La participation du secteur agricole a progressé récemment et de manière constante. Par rapport à 2024, elle a augmenté de 3,8 points de pourcentage. Dans une perspective plus large, le bond est encore plus significatif : le secteur est passé de seulement 1,3 % des cas en 2012 à 30,1 % actuellement, ce qui témoigne d’une présence accrue dans les procédures de restructuration financière.

Selon Camila Abdelmalack, économiste en chef chez Serasa Experian, la performance agricole est liée aux caractéristiques spécifiques de l'activité agricole. Des facteurs tels que les risques climatiques, notamment les sécheresses et les pluies excessives, ainsi que les ravageurs et les maladies, ont un impact direct sur la productivité. À cela s'ajoute la volatilité des prix des matières premières et le coût élevé des intrants libellés en dollars, comme les engrais et les pesticides.

D'après l'analyse, l'allongement du cycle financier, marqué par l'alternance entre la récolte et la période creuse, accroît également l'exposition aux fluctuations des revenus et de la trésorerie. Dans les scénarios défavorables, cet ensemble de facteurs exerce une pression sur les marges et la capacité de paiement tout au long de la chaîne de production, renforçant ainsi la nécessité de renégocier la dette.

Parallèlement, le nombre de dépôts de bilan continue de diminuer. En 2025, 698 cas ont été enregistrés, soit une baisse de 19 % par rapport à l'année précédente. Malgré cela, l'agriculture conserve une part résiduelle dans cet indicateur, ce qui conforte le recours au redressement judiciaire comme principal instrument de restructuration financière et de maintien de l'activité dans ce secteur.

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