L'agro-industrie sera le secteur le plus touché par les faillites au Brésil en 2025.
Ce secteur compte le plus grand nombre d'entreprises en restructuration, dans un contexte de forte volatilité et de coûts élevés.
Aspects techniques et commerciaux liés à la difficulté de gérer l'amarante pourpre (Amarante hybrideLa table ronde sur le thème « Mauvaises herbes difficiles à contrôler - Défis de gestion », axée sur les mauvaises herbes dans la culture du soja, aura lieu le 13 avril, de 10h30 à 12h00, dans l'auditorium du pavillon SmartAgro à l'Expo Londrina, qui se tient à Londrina (PR).
Organisé par Embrapa Soja, avec la participation de représentants des coopératives Cocamar, Coamo et Integrada, ce panel vise à discuter des principaux problèmes rencontrés par les producteurs lors de la dernière récolte en matière de gestion des adventices dans les cultures.
Rafael Romero Mendes, chercheur à Embrapa Soja, animera la discussion et contextualisera le sujet. Selon lui, l'infestation d'amarante a considérablement augmenté dans le Rio Grande do Sul au cours des quatre dernières récoltes ; toutefois, lors de la dernière récolte, la difficulté à maîtriser cette adventice a également mis en alerte les producteurs de Santa Catarina, du Paraná et de São Paulo. Il existe plusieurs espèces d'amarante, mais les principales partagent des caractéristiques agressives similaires. En général, l'amarante se caractérise par une croissance rapide et vigoureuse, de petites graines, une dissémination facile et un fort taux de germination.
Selon Mendes, l'augmentation des zones infestées est due à la résistance de cette adventice à certains herbicides et, surtout, à la dissémination des graines par les machines agricoles. « Nous recommandons donc des mesures préventives comme le nettoyage des machines, une action simple qui permet de réduire la dispersion des graines. Il est également conseillé de maintenir le sol constamment recouvert de paillis afin de limiter la germination de l'amarante », précise Mendes.
Selon le chercheur, l'utilisation de cultivars intégrant de nouvelles biotechnologies constitue également une stratégie de gestion alternative. Quant à l'emploi de produits chimiques, il précise qu'il existe des herbicides utilisables en pré-levée du soja pour empêcher la germination des adventices. « L'indication d'utilisation dépendra de la présence d'amarante dans la parcelle ou les zones voisines. En cas de résistance au glyphosate, l'utilisation d'herbicides de pré-levée est indispensable », explique-t-il.
L'utilisation accrue d'herbicides de pré-levée pour lutter contre les mauvaises herbes, telles que l'amarante (Amarante hybrideL'utilisation d'herbicides de pré-levée a été constatée lors des dernières récoltes, mais cette pratique exige une attention particulière et peut présenter des risques pour la culture du soja si elle n'est pas correctement maîtrisée. Selon Mendes, les herbicides de pré-levée sont recommandés pour leur efficacité à prévenir la germination des adventices peu après le semis.
Cependant, chaque produit possède des caractéristiques spécifiques et présente des effets distincts selon le type de sol, les conditions climatiques et la variété de soja utilisée. « L’un des principaux points à surveiller est le risque de phytotoxicité, c’est-à-dire les dommages que l’herbicide peut causer à la culture elle-même », prévient-il. « Bien que les herbicides soient conçus pour ne pas affecter le soja, les résidus de produit dans le sol peuvent provoquer des symptômes tels que des lésions, une levée irrégulière et des pertes de peuplement », conclut-il.
Outre les difficultés agronomiques, un autre problème majeur réside dans le refus de cargaisons de soja brésilien par des acheteurs internationaux, comme la Chine, en raison de la présence de graines de mauvaises herbes, notamment d'amarante. « Même avec des seuils considérés comme acceptables, certaines cargaisons ont été refusées, ce qui souligne la rigueur commerciale et le pouvoir de décision des importateurs », explique Mendes.
Ce scénario a relancé le débat sur l'importance d'une gestion efficace des adventices tout au long du cycle de culture. « Il n'existe pas de solution miracle, mais la lutte doit être menée avec rigueur dès le départ, afin d'empêcher les plantes envahissantes de boucler leur cycle et de produire des graines susceptibles de contaminer la récolte », conseille-t-il.
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