Agrishow 2026 enregistre 11,4 milliards de reais d'intentions d'affaires.
Le salon a accueilli 197 000 visiteurs et enregistré une baisse de 22 % des intentions d'affaires par rapport à l'édition précédente.
Après deux mois de forte hausse, le marché mondial de l'urée montre des signes évidents d'essoufflement, les prix ayant atteint des niveaux de plus en plus insoutenables du point de vue de la demande. Selon StoneX, société internationale de services financiers, si les contraintes logistiques au Moyen-Orient demeurent un facteur structurel limitant l'offre, le ralentissement de la consommation commence à peser davantage sur la dynamique des prix.
Au Brésil, cette tendance se traduit déjà concrètement. Selon le rapport hebdomadaire sur les engrais, les prix de l'urée ont baissé pour la deuxième semaine consécutive, les transactions se concluant légèrement en dessous de 770 dollars américains la tonne, soit environ 4 % de moins que les prix de référence d'il y a deux semaines.
Dans ce scénario, des baisses ont également été observées aux États-Unis, en Chine, au Moyen-Orient et en Égypte, indiquant un affaiblissement plus général des prix, en phase avec une demande mondiale plus faible.
Comme l'explique Tomás Pernías (photo), analyste chez Market Intelligence, le contexte actuel met en évidence un changement significatif dans la dynamique des prix. « Même dans un contexte d'offre toujours tendu, le fléchissement de la demande commence à peser davantage sur les prix, entraînant une baisse après une période de fortes hausses », souligne-t-il.
Néanmoins, on s'attend à ce que toute baisse supplémentaire soit limitée à court terme. En effet, les difficultés logistiques au Moyen-Orient, région qui représente une part importante des exportations mondiales d'urée et d'ammoniac, continuent de restreindre l'approvisionnement international.
Dans ce contexte, les prix tendent à rester relativement stables, même face à une demande plus faible. Selon Pernías, cette situation s'explique par des facteurs tels que des périodes de faible consommation dans des pays clés, des termes de l'échange moins avantageux pour les producteurs et une plus grande prudence des acheteurs, qui s'abstiennent de tout nouvel achat compte tenu des incertitudes du marché.
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