La FPA demande 27 milliards de reais pour l'égalisation dans le Plano Safra (plan agricole).

Les législateurs préconisent une augmentation des subventions afin de réduire les taux d'intérêt pour les producteurs ruraux.

09.06.2026 | 17h13 (UTC-3)
FPA

Le Front parlementaire agricole (FPA) a participé, ce mardi 9, à une réunion avec le ministre de l'Agriculture et de l'Élevage (MAPA), André de Paula. À l'ordre du jour, le groupe a notamment demandé que la contribution destinée à l'égalisation des taux d'intérêt dans le cadre du Plano Safra atteigne 27 milliards de réaux. 

Le programme actuel alloue environ 13,5 milliards de reais à la péréquation des taux d'intérêt. Concrètement, cette ressource permet aux producteurs ruraux d'accéder au crédit à des taux plus avantageux, en comblant l'écart entre les taux d'intérêt du marché et les taux effectivement appliqués aux prêts. Cet instrument est également utilisé dans d'autres secteurs stratégiques du pays, tels que les incitations au développement technologique et aux infrastructures.

L'un des points critiqués par le FPA (Front parlementaire brésilien pour l'agriculture) dans le modèle actuel est l'inclusion par le gouvernement de ressources privées dans le montant annoncé. Depuis l'année dernière, le pouvoir exécutif intègre au volume total du Plano Safra (Plan agricole) des montants empruntés via le Certificat de produit rural (CPR), ce qui, selon le groupe, masque l'efficacité réelle des lignes de crédit publiques.

Bien que les chiffres publiés par Mapa indiquent une hausse des embauches, des données détaillées révèlent une baisse des programmes subventionnés. Moderfrota et Proirriga, par exemple, ont enregistré des diminutions respectives de 54,8 % et 56,2 % par rapport au cycle précédent. 

Par ailleurs, la réalité à laquelle sont confrontés les producteurs, marquée par des marges réduites, des coûts de production en hausse, des défauts de paiement et des taux d'intérêt élevés, a exercé une pression sur les opérations de financement. C'est pourquoi une autre demande adressée au ministre André de Paula portait sur la création d'une ligne de financement d'urgence pour le prochain cycle. 

Le président de la FPA, le député Pedro Lupion (Républicains-PR), a également insisté sur la nécessité de dissocier le débat sur la dette rurale de l'élaboration du nouveau programme de crédit. « Notre crainte est que l'endettement ne vienne compromettre le Plano Safra », a-t-il déclaré au ministre.

Selon le ministère de l'Agriculture, de l'Élevage et de l'Approvisionnement (MAPA), l'annonce devrait avoir lieu le 1er juillet. Ces derniers jours, les banques ont finalisé le dépôt des demandes nécessaires à la mise en œuvre du crédit. Compte tenu des ressources mobilisées, le montant demandé s'élève à environ 200 milliards de reais. En interne, le ministère a déjà indiqué qu'il sera difficile d'atteindre ce montant en raison de contraintes budgétaires, mais s'efforce d'accroître le volume par rapport au cycle précédent, qui s'élevait à environ 113 milliards de reais.

assurance rurale et renégociation de la dette 

Parmi les autres points soulevés auprès du ministère de l'Agriculture figuraient des demandes de soutien concernant les projets de loi 5.122/2023, relatif à la renégociation des dettes rurales, et 2.951/2024, portant sur la modernisation de l'assurance rurale. Il est demandé au ministère de donner un élan politique à ces propositions au sein du gouvernement, notamment en coordonnant ses actions avec les autres ministères concernés.

Concernant la situation de la dette, Lupion a réaffirmé la position du groupe parlementaire quant à la possibilité que le gouvernement présente une mesure alternative. « Nous, en tant que FPA, opposerons une résistance extrêmement ferme à toute mesure provisoire introduite après tant de négociations », a-t-il déclaré. Selon lui, « le secteur agricole est au bord du désespoir » face à l'aggravation de son endettement.

Les parlementaires et le secteur productif s'opposent à l'adoption d'une nouvelle mesure provisoire pour régler le problème. Selon eux, persister dans cette voie ne permettra pas de le résoudre et risque même de retarder davantage une solution efficace pour les producteurs.

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