Le Brésil est classé à risque moyen dans l'EUDR

Cecafé renforce ses actions pour rehausser le statut du café national

22.05.2025 | 15h27 (UTC-3)
Paulo André C. Kawasaki, édition du magazine Cultivar

L'Union européenne a publié aujourd'hui (22) la classification des risques par pays dans le cadre du Règlement relatif aux produits sans déforestation (EUDR). Comme prévu, le Brésil, y compris sa production de café, a été placé dans la catégorie de risque moyen.

La classification définit la fréquence des audits que les opérateurs économiques européens doivent réaliser dans leurs chaînes d’approvisionnement. Pour les pays à risque moyen, comme le Brésil, 3 % des volumes échangés seront soumis à vérification. Les pays classés à faible risque n’auront que 1% de leurs volumes audités, en plus de bénéficier d’un processus de due diligence simplifié.

Bien que le Brésil occupe une position supérieure en termes de volume et de traçabilité par rapport aux producteurs traditionnels de cafés de spécialité – tels que le Vietnam, le Kenya et la Jamaïque, qui ont été classés comme à faible risque –, le Cecafé (Conseil des exportateurs de café du Brésil) voit une marge de progression.

Selon l'entité, la classification actuelle reflète le choix de l'Union européenne de procéder à des analyses nationales plutôt que régionales, en raison de la complexité technique, des contraintes de temps et du manque de ressources. On s’attend toutefois à ce que, à l’avenir, l’UE adopte une approche régionalisée, qui permettra au Brésil de présenter des données techniques par région productrice, renforçant ainsi la position du café national.

Cecafé renforce l'importance d'accélérer la mise en œuvre du géoréférencement haute résolution du parc à café et de répondre pleinement aux exigences de l'EUDR, telles que la validation du Registre environnemental rural (CAR) et l'intégration avec les factures électroniques. Ces actions sont considérées comme fondamentales pour prouver que le café brésilien respecte les critères de déforestation zéro, dont la date limite est décembre 2020.

L'entité affirme qu'elle continuera à travailler avec les autorités européennes, en fournissant des informations techniques et en promouvant la transparence dans la chaîne de production brésilienne, dans le but d'obtenir, à l'avenir, la reconnaissance d'un faible risque de déforestation pour les cafés brésiliens.

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