Le Congrès de l'aviation agricole sera lancé le 16 juin.
L'événement, dont l'inscription sera gratuite, devrait réunir les principaux acteurs de l'aviation agricole en août.
Le marché mondial du cacao reste sous pression dans un contexte macroéconomique défavorable, marqué par l'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran, ce qui a fait grimper la prime de risque mondiale et a eu un impact direct sur les coûts de l'énergie, du fret et des assurances.
Parallèlement, les conditions météorologiques et l'équilibre mondial des matières premières restent sous surveillance. Pour la campagne agricole 2025/26, Hedgepoint Global Markets prévoit un excédent d'environ 356 000 tonnes, légèrement inférieur à la précédente estimation, en raison d'une reprise partielle de la production conjuguée à une contraction de la demande.
Malgré le solde positif, le marché reste sensible, car des changements dans les fondamentaux pourraient modifier considérablement cet équilibre, notamment compte tenu de la probabilité accrue d'un événement El Niño.
D'après Carolina França, analyste en intelligence de marché chez Hedgepoint Global Markets, le contexte macroéconomique a fortement influencé le comportement des marchés. « Les perturbations dans le détroit d'Ormuz et l'insécurité croissante en mer Rouge ont réduit le trafic sur des voies stratégiques comme le canal de Suez, entraînant une hausse des coûts de fret et d'assurance et affectant la logistique mondiale », explique-t-elle.
Ce contexte exerce également une pression sur les coûts de l'énergie et des engrais, notamment des engrais azotés, ce qui accroît les risques inflationnistes et ajoute de la volatilité à un marché déjà sensible.
Du côté de la demande, l'Asie a montré des signes positifs au premier trimestre 2026, notamment la Malaisie, dont le broyage de la canne à sucre a augmenté de 8,7 % au cours de cette période, dépassant les prévisions.
Cette évolution s'est traduite par une hausse de 5,2 % du broyage de la canne à sucre en Asie, une région qui représente environ 23 % de la transformation mondiale. À l'inverse, l'Europe a enregistré une baisse de 7,8 % du broyage, pénalisée par des importations nettes historiquement faibles, tandis que les États-Unis ont également connu un recul de la transformation.
Au Brésil, le secteur est confronté à des défis supplémentaires, tels que des restrictions à l'importation, des modifications du système de remboursement des taxes et des incertitudes réglementaires, dans un contexte de légère baisse de la production au premier trimestre.
En termes d'approvisionnement, les principaux pays producteurs traversent une phase critique du calendrier agricole, entre la récolte de mi-saison et la floraison qui donnera naissance à la principale récolte 2026/27.
À moyen et long terme, la probabilité accrue du phénomène El Niño est l'un des principaux sujets de préoccupation pour le marché.
« Les projections indiquent que cet événement pourrait se prolonger jusqu'à fin 2026 et début 2027, accentuant les risques pour les produits agricoles dans un contexte de températures potentiellement record. L'analyse des récoltes passées montre qu'El Niño n'a pas d'incidence directe et homogène sur les volumes de précipitations ni sur les niveaux de production, engendrant des effets distincts selon les régions et souvent différés. Ces impacts reflètent la nature pérenne du cacao et son interaction avec les conditions climatiques régionales, pouvant entraîner des pertes ponctuelles et des ajustements positifs ultérieurs. De manière générale, ce phénomène accroît les risques de production et nécessite une surveillance continue », souligne Carolina França.
Pour la campagne cacaoyère 2025/26, le bilan mondial du cacao prévoit un excédent d'environ 356 000 tonnes, légèrement inférieur aux prévisions précédentes. Selon l'analyse de Hedgepoint, ce résultat ne s'explique pas par une forte croissance de l'offre, mais par une reprise partielle de la production conjuguée à une contraction de la demande.
« Le moindre changement, même sur un aspect fondamental, peut modifier considérablement cet équilibre », conclut l’expert.
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