Le stress oxydatif varie chez les abeilles en fonction du paysage.

Une étude compare les abeilles domestiques et Ceratina calcarata dans des zones biologiques, conventionnelles et en bord de route.

05.05.2026 | 08h30 (UTC-3)
Schubert Peter, Cultivar Magazine
Photo : Alberto Marsaro Junior
Photo : Alberto Marsaro Junior

Les abeilles collectées en bord de route présentaient des niveaux plus élevés de dommages oxydatifs aux lipides, tandis que les échantillons provenant de zones biologiques affichaient les valeurs les plus faibles. Ces informations proviennent d'une étude nord-américaine qui a évalué les abeilles mellifères (Apis mellifera) et les petites abeilles charpentières (Ceratina calcarata) dans trois types de paysages du centre de l'Ohio : terres agricoles conventionnelles, terres agricoles biologiques et habitats proches des autoroutes.

L'étude a mesuré des marqueurs de stress oxydatif chez les abeilles adultes et les larves. Les scientifiques ont également analysé les résidus de pesticides dans le pollen par chromatographie en phase gazeuse et chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse. La comparaison a révélé une association entre le profil des résidus dans les paysages et différentes réponses physiologiques chez les abeilles.

Abeilles à miel

Chez les abeilles adultes, les dommages lipidiques moyens ont atteint 1,67 nmol/mg en bordure de route. Cette valeur était supérieure à celles enregistrées en zones biologiques (1,17 nmol/mg) et conventionnelles (0,96 nmol/mg). La différence était statistiquement significative. Le même schéma a été observé dans… Ceratina calcarataChez cette espèce, les dommages lipidiques moyens ont atteint 1,84 nmol/mg en bordure de route, contre 1,20 nmol/mg dans les zones biologiques et 1,65 nmol/mg dans les zones conventionnelles.

Les larves d'Apis mellifera réagissaient également au paysage. Les échantillons prélevés en bord de route présentaient une teneur moyenne en dommages lipidiques de 1,05 nmol/mg. Dans les zones conventionnelles, cette valeur atteignait 0,85 nmol/mg. Dans les zones biologiques, elle chutait à 0,57 nmol/mg. Les auteurs ont observé des différences significatives entre les zones biologiques et les deux autres environnements.

carbonylation des protéines

L'étude a également évalué la carbonylation des protéines, un autre indicateur de dommages oxydatifs. Chez les abeilles adultes, la moyenne a atteint 20,49 nmol/mg dans les paysages conventionnels, 18,48 nmol/mg en bord de route et 15,12 nmol/mg dans les zones biologiques. La différence entre les cultures conventionnelles et biologiques était significative. Ceratina calcarataLes valeurs moyennes étaient similaires dans les trois paysages, sans différence statistiquement significative.

L'analyse des résidus a révélé une concentration totale plus élevée et une plus grande diversité de pesticides dans le pollen prélevé dans les exploitations agricoles conventionnelles. Les zones biologiques et les habitats en bordure de route présentaient des concentrations plus faibles.

L'étude souligne également la complexité des réponses physiologiques sur le terrain. La taille de l'exploitation, la diversité florale, la disponibilité du fourrage, la qualité nutritionnelle du pollen, le microclimat, l'intensité des pratiques culturales et les polluants issus des véhicules peuvent tous influencer le stress oxydatif. Les chercheurs interprètent les résultats comme des associations entre le paysage et la réponse physiologique, et non comme une preuve de causalité directe.

Des informations complémentaires sont disponibles à l'adresse doi.org/10.1111/phen.70046

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