Une nouvelle variété de soja améliore la lutte contre les mauvaises herbes.
BRS 579 combine un rendement élevé et la technologie STS comme alternative au glyphosate.
Les plantes produisent des métabolites secondaires qui modifient le comportement des insectes ravageurs. Ces composés perturbent leur alimentation, leur ponte et leur choix de plante hôte. Il en résulte une réduction des dégâts et des populations de ravageurs.
Les métabolites secondaires agissent comme des allélochimiques. Les composés du groupe des allomones induisent des réponses négatives chez les insectes, notamment la répulsion, l'inhibition de la ponte et une réduction de la consommation foliaire. Il en résulte une limitation de l'établissement du ravageur dans la culture.
Près de 200 000 métabolites déjà décrits appartiennent à quatre grands groupes : les terpénoïdes, les composés phénoliques, les alcaloïdes et les composés soufrés. Cette diversité chimique permet de multiples modes d’action. Les terpénoïdes présents dans les huiles essentielles agissent comme répulsifs ou agents anti-appétants. Les composés phénoliques réduisent l’ingestion et peuvent empêcher la ponte. Les alcaloïdes affectent le système nerveux des insectes et inhibent également leur alimentation. Les composés soufrés libèrent des substances toxiques après lésion tissulaire.
Les insectes phytophages utilisent des signaux chimiques pour localiser leurs hôtes. Des composés volatils guident leurs recherches à longue distance. Des substances de contact confirment le choix du lieu d'alimentation et de ponte. Les métabolites végétaux modifient ces signaux. Cette interférence engendre une confusion sensorielle et empêche la colonisation.
L'action répulsive repose sur l'émission de composés volatils interprétés comme des signaux négatifs. Les monoterpènes, tels que le linalol et le cinéole, en sont de bons exemples. Ces composés empêchent les insectes de se poser et de se nourrir. Des études font état d'une efficacité contre les pucerons, les aleurodes et les chenilles.
La dissuasion de la ponte empêche la formation de nouveaux œufs. Ce mécanisme repose notamment sur le masquage des signaux attractifs ou l'émission de composés associés à une faible valeur nutritive. Les extraits de plantes et les huiles essentielles réduisent significativement la ponte chez les principaux ravageurs.
L'action anti-alimentation réduit ou bloque la consommation des tissus. Des composés comme l'azadirachtine agissent sur les récepteurs du goût. L'insecte cesse immédiatement de s'alimenter. Il en résulte un ralentissement de la croissance larvaire et une diminution de la fécondité.
Les insecticides botaniques à base de ces métabolites présentent des avantages environnementaux. Leur dégradation rapide réduit les résidus. La diversité de leurs modes d'action diminue le risque de résistance. Cependant, leur faible persistance limite leur efficacité sur le terrain. De nouvelles formulations, telles que les nanoémulsions et l'encapsulation, visent à prolonger leur action.
Des défis persistent. La variabilité de la composition chimique entrave la normalisation. Les coûts de production sont supérieurs à ceux des produits de synthèse. Les procédures réglementaires limitent l'homologation. L'adoption dépend de l'efficacité prouvée sur le terrain et de la stabilité des formulations.
Plus d'informations sur doi.org/10.1016/j.tplants.2026.03.005
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BRS 579 combine un rendement élevé et la technologie STS comme alternative au glyphosate.
Les coûts d'exploitation sont le principal facteur de financement, tandis que les producteurs réduisent leurs investissements en raison des taux d'intérêt élevés.