Famato nomme un nouveau conseil d'administration pour l'Union rurale de Rondonópolis.
Beto Torremocha dirigera le syndicat jusqu'en 2028.
La production de tomates et de poivrons est confrontée à un nouveau risque phytosanitaire. Des chercheurs ont identifié des souches de Virus de la flétrissure tachetée de la tomate Le virus TSWV est capable de contourner simultanément les gènes de résistance des deux cultures. Cette découverte modifie les stratégies de gestion et pourrait nécessiter une révision des pratiques agronomiques dans les zones de production.
Ces travaux ont mobilisé des scientifiques de l'Institut Leibniz DSMZ, du Conseil national italien de la recherche et de BASF - Nunhems. L'équipe a analysé des isolats viraux prélevés sur des cultures et a confirmé, pour la première fois, la présence de variants présentant une double rupture de résistance chez les tomates et les poivrons.
Le virus TSWV est parmi les plus destructeurs pour les légumes. Ce pathogène infecte plus d'un millier d'espèces végétales et provoque des pertes considérables dans plusieurs régions productrices. Lors d'épidémies graves, des récoltes entières subissent une chute brutale de leur productivité et des pertes économiques importantes.
La lutte contre les virus repose généralement sur deux mesures principales : l’utilisation de cultivars résistants et la gestion des vecteurs, notamment les thrips. Chez la tomate, la résistance est conférée par le gène Sw-5, tandis que chez le poivron, elle dépend du gène Tsw. Chaque culture réagit à des protéines virales spécifiques.
Ce mécanisme a permis de mettre en œuvre une stratégie considérée comme sûre pendant des années. Les producteurs alternaient la culture de tomates et de poivrons résistants dans une même région. Cette pratique réduisait la pression de sélection exercée sur le virus.
La nouvelle étude suggère un scénario différent. Les chercheurs ont découvert des isolats du virus capables de contourner les deux systèmes de défense de la plante. Ces variants ont été nommés « doublement résistants » (D-RB).
Les isolats analysés provenaient de cultures italiennes. Les échantillons prélevés sur des plants de poivron résistants présentaient des symptômes typiques d'infection virale. Des tests ultérieurs ont confirmé que ce même virus infecte également les tomates porteuses du gène Sw-5.
L'analyse génétique a révélé des mutations spécifiques dans les protéines virales. Des altérations de la protéine de mouvement NSm permettent au virus de contourner la résistance de la tomate. Certaines souches présentent également des substitutions d'acides aminés associées à la neutralisation des défenses du virus chez le poivron.
Parmi les résultats obtenus, les scientifiques ont identifié une substitution appelée D122G dans la protéine NSm. Cette altération est apparue dans des isolats italiens et avait déjà été associée à une perte de résistance dans d'autres pays.
Les résultats suggèrent un impact direct sur les pratiques agronomiques. L'alternance de variétés résistantes ou la culture des deux légumes à proximité les unes des autres pourraient favoriser la sélection de ces variants viraux plus agressifs.
Les chercheurs recommandent une surveillance systématique dans les zones où tomates et poivrons sont cultivés ensemble. Les programmes de diagnostic moléculaire permettent d'identifier rapidement les souches susceptibles de développer une double résistance.
Des informations complémentaires sont disponibles à l'adresse suivante : doi.org/10.1016/j.virol.2026.110820
Recevez les dernières actualités agricoles par email