Inmet : prévisions météo pour vendredi (12) et samedi (13)
Des averses traversent le centre du pays et atteignent Brasília ; dans le nord et le nord-est, les averses diminuent.
Les conséquences de la dérive des herbicides hormonaux sur la viticulture dans le Rio Grande do Sul seront au cœur d'un débat qui se tiendra le 17 juin à Dom Pedrito. À cette occasion, une étude novatrice analysant la dimension économique du problème dans l'État sera présentée. Ce sujet mobilise les producteurs, les organisations et les chercheurs en raison de ses répercussions sur la productivité, les investissements et le développement des régions viticoles.
Menée par Consevitis-RS dans le cadre de la convention de collaboration FPE 4837/2022 avec le Secrétariat à l'Agriculture, à l'Élevage, à la Production Durable et à l'Irrigation (Seapi), la recherche a été réalisée par l'École d'Ingénieurs-Fondation Entreprise de l'Université Fédérale de Rio Grande do Sul (Feeng). La coordination technique a été assurée par le professeur Leonardo Cury da Silva, le docteur Jorge Viel et la professeure Shana Sabbado Flores.
L’étude a analysé les données officielles de dérive d’herbicides fournies par Seapi entre 2018 et 2024, ainsi que des entretiens avec des producteurs et des agents techniques, une analyse bibliographique spécialisée, des analyses cartographiques, un géoréférencement et des projections économiques. Les données indiquent plus de 400 cas confirmés de dérive d’herbicides hormonaux dans l’État du Rio Grande do Sul entre 2018 et 2025, soit une moyenne de 57 cas par an.
Les estimations font état de pertes de productivité comprises entre 20 % et 55 % dans les zones touchées, pouvant même dépasser 80 % dans certaines régions. On estime qu'environ 700 hectares de vignobles ont été directement affectés par la dérive des vignes durant la période analysée. Ce chiffre pourrait toutefois être sous-estimé, l'étude s'appuyant sur des données officielles et des sources consultées, ce qui ne permet pas de déterminer le nombre total de cas survenus dans l'État.
Dans les régions les plus touchées, le phénomène affecte plus de 4 000 hectares de vignobles répartis sur environ 45 municipalités du Rio Grande do Sul.
Les herbicides hormonaux, également appelés herbicides auxiniques ou analogues de l'auxine, sont largement utilisés pour lutter contre les adventices dans les systèmes agricoles extensifs. Parmi les substances actives les plus connues figurent le 2,4-D, le dicamba, le picloram et le fluroxypyr.
D'après les chercheurs, les effets de la dérive des vignes dépassent les pertes de production immédiates. L'évaluation économique prend en compte la réduction du volume de production, les coûts supplémentaires liés à la gestion et à la remise en état des vignes, ainsi que la nécessité de renouveler le vignoble. Parmi les impacts les plus fréquents figurent l'avortement des fleurs, la diminution de la nouaison, les déformations végétatives et l'affaiblissement des plants.
L'analyse a permis d'identifier des cas dans d'importantes régions productrices de l'État, notamment la Campanha Gaúcha, la Région Centre, la Serra do Sudeste, les Campos de Cima da Serra, le Planalto, Missões et, plus précisément, la Serra Gaúcha. La plus forte concentration de cas se situe dans les zones où la viticulture coexiste avec des systèmes agricoles extensifs utilisant des herbicides hormonaux.
D’après la professeure Shana Sabbado Flores, les résultats démontrent que le problème a des répercussions qui dépassent le cadre de la production. « Les résultats indiquent que la dérive n’est plus perçue par les producteurs comme un événement ponctuel, mais comme un facteur de risque permanent. Cela a des répercussions directes sur les investissements, l’expansion de l’activité et les perspectives de développement de la viticulture dans différentes régions du Rio Grande do Sul », explique-t-elle.
Selon la chercheuse, cette étude représente une avancée majeure dans la compréhension du phénomène à l'échelle territoriale. « Cette étude constitue une étape importante pour la viticulture du Rio Grande do Sul, car elle propose, pour la première fois, une analyse intégrée des impacts de la dérive des herbicides hormonaux à l'échelle territoriale. Outre la quantification et la projection de ces impacts, ce travail fournit une méthodologie de suivi qui pourra être utilisée et améliorée dans les années à venir, créant ainsi une base solide pour le suivi du phénomène et l'élaboration de solutions techniques et institutionnelles », souligne-t-elle.
Ce travail part du constat que la durabilité de l'agriculture dans le Rio Grande do Sul repose sur la coexistence harmonieuse de différents systèmes de production. Dans ce contexte, la recherche vise à contribuer à l'élaboration de solutions permettant le développement simultané des diverses filières agricoles présentes dans l'État, sans compromettre la compétitivité et le potentiel de croissance de la viticulture.
Les résultats complets de l'étude seront présentés lors de cet événement, ouvert au public et destiné aux producteurs, techniciens, étudiants, chercheurs et autres personnes intéressées. À l'issue de la présentation, des entretiens seront organisés avec les chercheurs et les représentants des organismes impliqués. L'étude sera ensuite disponible sur le site web de l'Observatoire viticole Consevitis-RS.
Recevez les dernières actualités agricoles par email
Des averses traversent le centre du pays et atteignent Brasília ; dans le nord et le nord-est, les averses diminuent.
L'événement a présenté en détail les progrès réalisés dans le domaine des inoculants phosphorés, des substances humiques, des engrais organo-minéraux et de la fertilisation foliaire.