Les exportations agricoles du Rio Grande do Sul chutent au 2e trimestre 2025
Par rapport à la même période en 2024, on observe une baisse de 14,3 %
Des chercheurs de l’Université Washington à Saint-Louis ont cartographié un mécanisme qui augmente l’agressivité des bactéries responsables des taches et du flétrissement des plantes.
Le groupe a identifié la protéine PmeR, un régulateur qui répond aux signaux liés à l'auxine - une hormone centrale dans la physiologie végétale - et réorganise les gènes qui favorisent l'infection par Pseudomonas syringaeLa découverte indique des pistes pour bloquer cette communication et protéger les cultures.
L'article décrit PmeR comme un régulateur de type TetR. Ce régulateur contrôle sa propre production et active ou réprime d'autres gènes lorsqu'il détecte des dérivés d'auxine.
Lors de tests, la perturbation du gène pmeR a réduit la croissance bactérienne sur les feuilles de Arabidopsis thaliana et une réduction des symptômes tels que les lésions saturées d'eau et la chlorose. Ce résultat indique un rôle direct du régulateur dans la virulence.
L'analyse de l'expression génique a montré que pmeR ajuste la lecture d'un ensemble de gènes sensibles à l'auxine, notamment des régulateurs de virulence et des composants de la pompe d'efflux, comme l'opéron mexAB-oprM. Cet opéron contribue à l'expulsion des composés antimicrobiens d'origine végétale et pourrait également moduler les niveaux internes de molécules de signalisation. Cette situation renforce l'hypothèse selon laquelle la bactérie utilise les signaux végétaux pour préparer et coloniser les tissus plus efficacement.
L'auxine, connue sous le nom d'AIA, est impliquée dans la croissance et les réactions environnementales de pratiquement toutes les plantes terrestres. Les agents pathogènes ont appris à exploiter cette voie.
L'équipe a étudié comment P. syringae Détecte la présence d'auxine et ajuste son offensive. Les données indiquent que PmeR ne se lie pas directement à l'IAA.
Les tests de mobilité électrophorétique ont révélé un autre indice : le conjugué AIA-lysine (AIA-Lys) altère la liaison à l'ADN du PmeR et déréprime les gènes régulés par ce dernier. Autrement dit, les bactéries pourraient capturer l'AIA dans l'apoplaste, convertir une partie de cette hormone en AIA-Lys, puis déclencher la reprogrammation de la transcription par le PmeR.
Barbara Kunkel, biologiste et co-auteure de l'étude, résume la logique de l'attaque : l'augmentation de l'auxine pendant l'infection agit comme un feu vert. Les bactéries « sentent » l'avancée, se multiplient et intensifient l'attaque. Comprendre ce dialogue chimique nous permet de concevoir des moyens de le perturber.
Pseudomonas syringae La maladie infecte les tomates et d'autres espèces agricoles. Elle provoque des taches, des nécroses et une perte de vigueur. Les pertes sont réparties sur différentes régions et cultures. L'étude fournit un objectif concret d'innovation.
Si PmeR agit comme centre de réponse à l'auxine et à l'AIA-Lys, des composés imitant ces molécules, sans toutefois activer la virulence, pourraient « aveugler » les bactéries. L'application de ces mimétiques par pulvérisation rendrait, en principe, plus difficile la lecture du signal de la plante et réduirait l'apparition de la maladie. Cette hypothèse est actuellement en cours d'évaluation.
De plus, la régulation de mexAB-oprM par PmeR suggère un double effet : une diminution de la sensibilité bactérienne aux antimicrobiens naturels et un ajustement précis des concentrations de signalisation au sein de la cellule. Interférer avec cet axe pourrait réduire la capacité à coloniser les tissus foliaires et limiter la progression des symptômes.
Les auteurs ont testé l'expression des gènes dépendants de l'auxine dans un milieu défini qui imite l'apoplaste et dans les feuilles de ArabidopsisLa suppression de pmeR a altéré l'induction de cibles telles que PSPTO_1824, PSPTO_4297 et aefR. Le mutant a également altéré la réponse de hrpL, un régulateur important du système de sécrétion de type III, un composant central de la pathogénicité. Lors d'infections par inoculation foliaire, la souche dépourvue de pmeR a connu une croissance moindre 2 et 4 jours après le contact et a produit moins de symptômes. Des tests complémentaires avec le gène sur un plasmide ont partiellement restauré la virulence.
La recherche indique également que l'auxine active pmeR et mexA en quelques minutes, ce qui témoigne d'une signalisation rapide lors de la transition initiale de l'infection. Cependant, PmeR n'agit pas seul. D'autres régulateurs, non encore identifiés, participent également à la réponse auxine du pathogène.
Plus d'informations sur doi.org/10.1128/mbio.01152-25
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