Un consortium avec les Pays-Bas pourrait stimuler les bio-intrants au Brésil
Le 10, Embrapa Meio Ambiente organisera un symposium à Jaguariúna (SP) pour discuter de la coopération entre les pays.
Les routes rurales – routes non goudronnées reliant les zones rurales aux centres urbains – ont fait l'objet d'une enquête publiée mercredi 8 octobre par la Confédération brésilienne de l'agriculture et de l'élevage (CNA). L'étude a identifié les tronçons nécessitant un entretien et une réparation prioritaires, compte tenu de leur importance logistique pour l'agro-industrie, qui transporte environ 1,4 milliard de tonnes de produits chaque année.
Le Brésil compte environ 2,2 millions de km de routes locales réparties sur 557 microrégions. Sur ce total, 367 000 km sont des routes tertiaires, suffisamment larges pour deux véhicules, et 1,8 million de km (84,5 %) sont des routes étroites, classées « non classées », où un seul véhicule peut circuler à la fois.
Ces routes relient les propriétés rurales à de grands corridors logistiques, permettant la circulation de la canne à sucre, des céréales, des légumineuses, des oléagineux, des fruits, des cultures permanentes et temporaires, du lait, du bois, du maïs, du soja et de la production animale.
L'enquête a utilisé l'Indice de Priorisation des Routes Locales (INPEV), développé avec le soutien du Groupe de Recherche et de Vulgarisation en Logistique Agro-Industrielle de l'École Supérieure d'Agriculture Luiz de Queiroz (ESALQ-LOG). La modernisation de 177 000 km de routes tertiaires dans les régions prioritaires nécessiterait 4,9 milliards de réaux par an, compte tenu d'un coût d'entretien de 35 000 réaux par km/an.
Selon Elisangela Pereira Lopes, de la Commission nationale de logistique et d'infrastructures du Conseil national du développement agricole et rural (CNA), l'investissement est non seulement viable, mais aussi stratégique : « Il représente moins d'un tiers des 16,2 milliards de reais de pertes annuelles causées par le mauvais état de ces routes. Grâce à cet investissement, il serait possible d'améliorer la qualité de vie dans les zones rurales et de garantir un approvisionnement alimentaire plus sûr et plus efficace », estime-t-elle.
Pour mettre l'ensemble des 367 000 km de routes de service aux normes minimales, l'investissement requis s'élève à 10 milliards de réaux par an. L'amélioration de 101 000 km de routes « en mauvais état » aux normes « supérieures » dans les régions prioritaires nécessiterait 12,6 milliards de réaux, avec un coût d'entretien de 131 000 réaux par km/an.
La CNA estime également que la modernisation du réseau routier local pourrait réduire les coûts d'exploitation de 6,4 milliards de réaux par an, contre 16,2 milliards actuellement. De plus, des routes de « haute qualité » pourraient réduire les émissions de CO₂ d'un million de tonnes par an.
En mars, le CNA et Esalq-Log ont visité huit microrégions de Bahia, Goiás, Maranhão, Minas Gerais, Mato Grosso, Mato Grosso do Sul, Pará et Paraná, couvrant plus de 1 200 km et interrogeant 150 personnes, dont des producteurs ruraux et des administrateurs municipaux. Les nids-de-poule, l'érosion, les coulées de boue et les ponts en mauvais état figuraient parmi les problèmes identifiés.
L’étude a également mis en évidence des obstacles à l’amélioration du réseau routier, tels que les budgets publics limités, la taille importante du réseau et le manque de main-d’œuvre qualifiée.
La CNA propose d'améliorer la logistique de distribution des matériaux, de renforcer les partenariats public-privé et de créer des canaux de communication directs avec les producteurs pour recueillir les demandes. L'étude souligne également la nécessité de formations techniques et de la création d'équipes spécialisées pour l'entretien des routes locales.
Parmi les mesures structurées, l'enquête cite l'approbation du projet de loi n° 1146/2021, qui crée la Politique nationale de mobilité rurale et de soutien à la production - Routes de production brésiliennes, et la mise en œuvre effective du Programme national de routes rurales (Proner), du ministère de l'Agriculture.
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