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Le transport intercellulaire persiste dans les racines matures même après le développement complet des barrières apoplasiques. C'est la principale conclusion d'une étude menée par des chercheurs de l'Université de Genève.
Les scientifiques ont démontré que les plasmodesmes (canaux cytoplasmiques qui relient les cellules végétales adjacentes) restent actifs dans les racines des plantes. Arabidopsis thaliana Déjà différenciée. Même après la formation des bandes caspariennes et le dépôt de lamelles de subérine dans l'endoderme, le transport des molécules de l'épiderme vers le péricycle se poursuit. Le mécanisme dépend des plasmodesmes et suit un schéma unidirectionnel, orienté vers l'intérieur de la racine.
La recherche a utilisé des marqueurs fluorescents et des lignées transgéniques exprimant la GFP (protéine fluorescente verte) sous le contrôle de promoteurs spécifiques. Les observations ont été réalisées par microscopie à fluorescence et analyse quantitative de l'intensité du signal.
Les jeunes racines permettent un transport bidirectionnel des molécules entre toutes les couches cellulaires. À mesure qu'elles mûrissent, ce transport devient unidirectionnel, de l'épiderme vers le centre racinaire. Ce schéma suggère un contrôle actif du flux, contrairement à l'idée antérieure d'une diffusion passive dans toutes les directions.
La direction du flux ne dépend pas uniquement de la présence de plasmodesmes. Les chercheurs ont testé des mutants déficients en bande de Casparian (sgn3) et en subérine (ELTP::CDEF1), mais n'ont observé aucun changement dans la direction du transport. La direction du transport ne pouvait pas non plus être expliquée par le dépôt de callose, une substance qui ferme les plasmodesmes. Des analyses avec des anticorps et des colorants spécifiques ont montré l'absence de callose dans les zones différenciées.
La force motrice du transport a été attribuée au flux d'eau. En appliquant du sorbitol, un agent osmotique, les chercheurs ont observé une inhibition du mouvement de la GFP entre les couches cellulaires. La réduction du flux d'eau a empêché le transport sans induire de dépôt de callose. Cela indique que le mouvement des molécules entre les cellules se produit par traînée hydrodynamique, soutenue par les gradients de pression générés par le système vasculaire de la plante.
Pour étudier les mécanismes qui déterminent cette direction, les auteurs ont réalisé un criblage génétique et identifié le mutant rol1/ssm1, qui brise la barrière de l'unidirectionnalité. Ce mutant présente un transport intercellulaire bidirectionnel, même dans les racines complètement différenciées.
La mutation affecte le gène ROL1/SSM1, qui code une UDP-L-rhamnose synthase. Le rhamnose est essentiel à la synthèse des pectines rhamnogalacturonane-I et -II, composants fondamentaux de la paroi cellulaire. Le mutant présente des altérations globales de la composition et de l'organisation de la paroi cellulaire, en particulier des pectines et de la cellulose. Le dépôt de pectine devient désorganisé, les signaux s'accumulant aux extrémités des cellules et diminuant entre les parois adjacentes.
Les parois cellulaires du mutant présentent une porosité accrue et une architecture anormale. Les images de microscopie électronique ont révélé des plasmodesmes plus larges que ceux du type sauvage. Cette largeur accrue – environ 57 % – élève la limite d'exclusion des plasmodesmes. Des molécules plus grosses, telles que des versions dupliquées de GFP (2xGFP), ont franchi les barrières intercellulaires dans rol1/ssm1, mais pas dans le type sauvage.
Le mutant a également démontré une amélioration des performances en situation de stress hydrique. Lors d'essais avec du sorbitol et en conditions de sécheresse du sol, les plantes rol1/ssm1 ont montré une plus grande tolérance, avec une meilleure récupération après réhydratation. Ces plantes, malgré leur taille réduite et leurs racines plus courtes, ont affiché une croissance normale et une fertilité préservée.
L'analyse ionique n'a révélé que des changements subtils : diminution des taux de fer et de calcium dans les racines, diminution de la translocation du calcium vers les tiges et augmentation du transfert du cuivre. La restriction de la mobilisation du calcium semble refléter la nécessité de sa concentration dans les couches internes de la racine avant son chargement dans le xylème, un stade considéré comme limitant pour ce nutriment.
D'autres mutants présentant des altérations de la paroi cellulaire, tels que mur1, qua2, lrx1, fer, rao1/cdk8 et tt4, ne présentaient pas le même phénotype de transport symétrique observé chez rol1/ssm1. Cette exception ne se produisait que dans les doubles combinaisons de ces mutants avec rol1, ce qui suggère que le phénotype « sésame, ouvre-toi » est spécifique à la perte de fonction de ROL1/SSM1.
Malgré une connectivité intercellulaire accrue, le mutant a conservé une sélectivité dimensionnelle dans les plasmodesmes. Les protéines triple GFP (3xGFP), d'une masse de 81 kDa, n'ont pas pu traverser les canaux et sont restées piégées dans l'endoderme. Ceci indique que, malgré l'augmentation de la taille des pores, les plasmodesmes rol1/ssm1 ne sont pas devenus complètement perméables.
L'étude propose également un modèle dans lequel la combinaison de la structure des plasmodesmes et du flux d'eau définit la directionnalité du transport cellulaire. Les modifications structurelles des canaux, observées chez rol1/ssm1, peuvent neutraliser la polarité, favorisant ainsi le flux dans les deux sens. Cette hypothèse renforce l'idée que le contrôle du transport intercellulaire est dynamique et régulé par de multiples facteurs, notamment la composition de la paroi cellulaire, l'architecture des canaux et les forces physiques locales.
Les données obtenues révèlent le rôle fonctionnel de la pectine dans la morphologie et la perméabilité des plasmodesmes. Des défauts de sa biosynthèse ont entraîné des modifications du transport et de l'architecture cellulaire. Ces observations suggèrent que la structure des pectines, en particulier des polymères RG-I, influence directement la conformation des canaux intercellulaires.
Les plasmodesmes à ouverture accrue peuvent faciliter la communication cellulaire, mais ils présentent également des risques de perte de sélectivité. La persistance de la sélectivité dans rol1/ssm1 indique que les mécanismes de contrôle persistent, bien que modifiés.
Plus d'informations sur doi.org/10.1016/j.molp.2025.07.004
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