Marché agricole - 8 avril 2026

Les exportations de soja maintiennent un rythme soutenu et exercent une pression sur l'offre.

08.04.2026 | 06h59 (UTC-3)
Vlamir Brandalizze - @brandalizzeconsulting

Le marché international suit les fluctuations de la bourse de Chicago et du conflit au Moyen-Orient. Le prix du pétrole a dépassé les 115 dollars le baril, entraînant une hausse du coût des engrais. Les producteurs brésiliens font état de coûts élevés pour leurs intrants et de retards dans leurs achats. La commercialisation de la nouvelle récolte n'a pas encore atteint 40 %. Les producteurs attendent une fin du conflit pour que leurs coûts diminuent. Une stabilisation pourrait entraîner une baisse des prix du pétrole, du dollar et des matières premières.

À Chicago, le soja se négocie avec un support aux alentours de 11,50 $ le boisseau. Ce niveau indique une faiblesse. La résistance s'est repliée à 11,80 $. Le marché a perdu de son dynamisme par rapport aux semaines précédentes. L'environnement laisse présager un calme relatif à court terme.

Aux États-Unis, les semis n'ont pas encore commencé. Le froid règne dans la zone de production. Des États comme le Minnesota et les Dakotas connaissent des températures basses et des chutes de neige sont prévues. Le gel touche plusieurs régions. Les semis de maïs et de sorgho ne progressent que dans le sud. Ce retard freine les échanges sur le marché mondial.

Au Brésil, la récolte de soja a atteint 86 %. Dans le Mato Grosso, elle est pratiquement terminée (99 %). Le Paraná a atteint 88 %, le Mato Grosso do Sul 87 %, le Goiás 82 %, Bahia 75 %, Rondônia 90 %, le Minas Gerais 80 % et le Rio Grande do Sul 35 %. La production est estimée à 180 millions de tonnes. Le volume récolté s'élève à 153 millions de tonnes.

Les ventes ont atteint 53 % de la récolte. Ce chiffre est inférieur aux 58 % de l'an dernier et à la moyenne de 59 %. Environ 84 millions de tonnes restent entre les mains des producteurs. Le mois d'avril est marqué par d'importantes échéances financières, ce qui exerce une pression sur l'offre. Malgré cela, l'activité se poursuit. Le marché enregistre un volume d'échanges d'environ un million de tonnes par jour cette semaine.

Les exportations se maintiennent à un rythme soutenu. En mars, les expéditions ont totalisé 14,5 millions de tonnes. Le total cumulé pour l'année atteint 23,5 millions de tonnes, un volume record pour la période. Si l'on inclut le soja, le tourteau de soja et l'huile de soja, le total s'élève à 29,9 millions de tonnes, soit près de 2 millions de tonnes de plus que l'année dernière. Les recettes en devises ont atteint 6,9 milliards de dollars américains. Le soja reste le principal produit à l'exportation.

Situation du maïs

Sur le marché du maïs, Chicago affiche une certaine stabilité. Le contrat de mai a perdu son support à 4,50 $US le boisseau. Le contrat de juillet tente de se maintenir au-dessus de 5,00 $US. Les fondamentaux soutiennent les contrats à long terme. Le marché anticipe une réduction des surfaces cultivées aux États-Unis. Les projections indiquent une baisse de près de 1,5 million d'hectares. Les surfaces cultivées devraient atteindre 38,5 millions d'hectares, contre 40 millions d'hectares lors du cycle précédent.

Les semis américains progressent de 3 %, un rythme légèrement supérieur à celui de l'an dernier et à la moyenne. Le Texas est en tête avec 59 % des surfaces ensemencées. Le sorgho y représente 12 % des surfaces cultivées. On prévoit une diminution d'environ 10 % de ces surfaces. Une offre américaine plus faible pourrait créer des opportunités pour les exportations brésiliennes. Au Brésil, la superficie cultivée en sorgho pourrait atteindre 2,2 millions d'hectares, contre 1,6 million précédemment.

La deuxième récolte de maïs occupe environ 17 millions d'hectares, un chiffre inférieur aux prévisions initiales. La production est estimée à 105 millions de tonnes, contre 113,3 millions de tonnes lors du cycle précédent. Cette situation pourrait soutenir les prix et favoriser le sorgho.

Situation du blé

Sur le marché du blé, à Chicago, le prix se situe autour de 6 dollars américains le boisseau à court terme. Les contrats à plus long terme indiquent un prix de 6,50 dollars américains. Au Brésil, les minoteries achètent des volumes réduits. Le blé du Rio Grande do Sul se négocie autour de 1 150 reais la tonne. Au Paraná, les prix oscillent entre 1 250 et 1 300 reais. Les producteurs font état de marges réduites. La décision concernant les semis demeure incertaine.

Le prix du blé importé devrait dépasser 1 500 R$ la tonne au second semestre. Les exportations brésiliennes ont totalisé 447 400 tonnes en mars, dépassant ainsi le même mois de l'année précédente. Le total depuis le début de l'année atteint 1,055 million de tonnes. Les importations ont diminué pour s'établir à 1,245 million de tonnes, un niveau inférieur à celui du cycle précédent.

Aux États-Unis, la qualité du blé de printemps se détériore. Les récoltes classées comme passables à médiocres représentent désormais 31 % des cultures, contre 21 % l'an dernier. Les surfaces de bonne et excellente qualité chutent à 35 %, contre 48 % auparavant. Cette situation pourrait soutenir les prix à l'avenir.

Situation du riz

Au Brésil, la récolte de riz a atteint 58 %. Elle est de 60 % dans le Rio Grande do Sul, de 85 % dans l'État de Santa Catarina et de 45 % dans celui de Tocantins. La production prévue s'élève à 11,2 millions de tonnes, tandis que le volume récolté est de 6,5 millions de tonnes. Les producteurs reportent leurs ventes dans l'attente de meilleurs prix.

Les exportations ont totalisé 701 200 tonnes au premier trimestre, tandis que les importations se sont élevées à 426 500 tonnes. Le solde commercial positif a atteint 274 700 tonnes. Le marché intérieur ajuste ses prix. Le paquet de cinq kilogrammes coûte déjà plus de 10,00 R$. Les prix varient de 12,90 R$ à 30,00 R$ selon la qualité.

Situation des haricots

Sur le marché des haricots, le mois d'avril débute sur une légère reprise. Les haricots de qualité supérieure se vendent entre 315 et 350 R$. Les haricots de qualité courante se situent entre 280 et 305 R$. Les conditionneurs reprennent leurs achats. Le prix des haricots noirs reste stable, oscillant entre 150 et 185 R$. Le marché anticipe une hausse de la demande.

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