Les abeilles augmentent la productivité du café dans une zone expérimentale
Une technique durable mise sur les abeilles indigènes et exotiques au profit des petits producteurs du Mato Grosso
Lors de la germination, les graines sont confrontées à des défis biomécaniques et moléculaires pour initier la croissance embryonnaire. Une étude récente menée par le chercheur Angel J. Matilla, de l'Université de Saint-Jacques-de-Compostelle, a rassemblé des données détaillant comment ce processus dépend des interactions entre les hormones, la pression interne et les modifications de la paroi cellulaire.
La pression d'expansion de l'albumen est la force motrice de la rupture du tégument et de la protrusion radiculaire. Cette force résulte de l'absorption d'eau et du relâchement de la paroi cellulaire, notamment au niveau du micropyle. Les expansines (EXP), les mannanases (MAN) et les transglycosylases (XTH) sont les principaux agents impliqués.
Ces enzymes favorisent la relaxation des CW, réduisant ainsi la résistance mécanique du tégument. Dans le modèle Arabidopsis thalianaL'expansine AtEXP2, activée par les régulateurs NAC25/NAC1L et l'hormone gibbérelline (GA), est essentielle à l'expansion des cellules de l'endosperme. Les mutants défectueux dans ce gène présentent un retard de germination.
L'étude souligne également l'importance des microtubules dans l'orientation de l'expansion cellulaire. Ces structures alignent les microfibrilles de cellulose, guidant ainsi la croissance cellulaire. La formation de ces microtubules, issue de la synthèse de bêta-tubuline, est inhibée par l'acide abscissique (ABA), renforçant ainsi leur rôle inhibiteur dans la germination.
Un autre aspect est le rôle de l'endosperme comme capteur environnemental. Il réagit aux signaux externes et internes, tels que la lumière et les hormones, et libère des enzymes qui facilitent la rupture de la cuticule endospermique. La présence de la cuticule endospermique, associée aux tanins et régulée par les kinases GSO1/GSO2, module également la perméabilité et protège l'embryon.
Dans le contexte agricole, la compréhension de ces mécanismes permet des avancées en matière d'amélioration génétique et de biotechnologie des semences. Des gènes tels qu'AtMAN5 et LeMAN2, associés à la dégradation des polymères de mannose, deviennent des cibles pour accroître la vigueur et l'uniformité de l'émergence des plantules.
De plus, des facteurs épigénétiques tels que les méthylations et les acétylations des histones modulent l’expression de gènes clés tels que DOG1 et ABI5, qui régulent la dormance et la transition vers la croissance active.
Plus d'informations sur doi.org/10.1016/j.plantsci.2025.112612
Recevez les dernières actualités agricoles par email