La molécule ASFBIOF01-02 est un peptide biochimique utilisé comme biofongicide en agriculture, développé par la société Biotalys NV. Il s'agit d'un fragment d'anticorps se liant à un antigène (connu sous le nom de nanocorps ou VHH), conçu pour lutter contre les champignons pathogènes des cultures à haute valeur ajoutée telles que les fruits et légumes.
Synonyme: Evoca (marque de produit commercial)
Formule brute : C577H905N169O177S4 (correspond à une séquence protéique d'environ 120 acides aminés, produite par fermentation recombinante dans pichia pastoris)
Classe chimique : polypeptide biochimique (classe : pesticide biochimique ; sous-catégorie : biofongicide protéique ; plus précisément, un nanocorps ou VHH - domaine de chaîne lourde variable d'anticorps camélidé).
Historique du développement
Biotalys NV a été fondée en 2013 en tant que spin-off du VIB (Institut flamand de biotechnologie, Belgique), spécialisée dans les solutions protéiques pour la lutte antiparasitaire via la plateforme Agrobody.
ASFBIOF01-02 fait partie du portefeuille de biofongicides de la société, étant le premier de son genre (à base de protéines) à demander une approbation aux États-Unis.
Pétition réglementaire (PP 1F8895) soumise à l'EPA en 2021 pour une exemption de tolérance et un enregistrement en vertu de la section 3 de la FIFRA ; annoncée au Federal Register le 22 mars 2021, aucun commentaire reçu.
En septembre 2025, il a été inclus dans une évaluation de l'ECHA (Agence européenne des produits chimiques) sous le nom d'« Agrobody antifongique VHH ».
Décision d'homologation proposée par l'EPA le 30 octobre 2025, avec attribution du code FRAC F10, reconnaissant son mode d'action novateur contre la résistance aux fongicides. La version Evoca est destinée à une utilisation avant et après récolte sur les fruits, les légumes et les plantes ornementales ; Evoca NG (nouvelle génération, à formulation améliorée) fait l'objet d'une procédure d'homologation accélérée.
Mode d'action
Un fongicide de contact préventif à large spectre qui reconnaît des composants spécifiques de la membrane cellulaire des champignons pathogènes (Botrytis cinerea, par exemple).
Le peptide se lie à la membrane fongique, perturbant son intégrité et provoquant la lyse cellulaire (rupture) et la mort du champignon.
Il n'affecte pas les organismes bénéfiques ni l'environnement ; il est rapidement dégradable (par biodégradation, photodégradation et hydrolyse) ; il possède un nouveau mode d'action (FRAC F10), idéal pour gérer la résistance aux fongicides chimiques existants.
Applicable en pré-récolte (feuilles et fruits) et en post-récolte (stockage), sans résidus toxiques ni besoin de limites maximales de résidus (LMR).