Spodoptera frugiperda On la connaît communément sous le nom de chenille légionnaire d’automne. Ou, tout simplement, la chenille légionnaire d'automne.
Cultures attaquées
Cette espèce est très polyphage, attaquant plus de 100 plantes hôtes.
Au Brésil, les principales cultures touchées sont le maïs, le soja, le coton, le sorgho et le riz.
Dans chaque culture, la chenille présente des comportements et des niveaux de dégâts différents.
Biologie
Spodoptera frugiperda Son cycle de vie est relativement court, ce qui favorise sa multiplication rapide et son adaptation à différents environnements. Ce cycle est divisé en quatre stades principaux : œuf, larve, nymphe et adulte.
Des œufs: La ponte se fait en masse, généralement sur la face supérieure des feuilles, avec environ 200 à 1.000 XNUMX œufs par masse. Les œufs sont recouverts d'écailles sur le corps du papillon, qui les protègent partiellement. La période d’incubation dure en moyenne trois jours.
Larves: Ils passent par six stades larvaires, d'une durée totale d'environ 15 jours. Au début, ils se nourrissent de manière grégaire, provoquant des dommages initiaux tels que le grattage des feuilles. À mesure qu’ils grandissent, ils deviennent plus mobiles et se propagent dans toute la plante, intensifiant les dégâts. Le cannibalisme est courant, en particulier dans les infestations de faible densité.
Chrysalides : Après le stade larvaire, les chenilles se déplacent vers le sol, où elles construisent des chambres nymphales. La profondeur de cette chambre peut varier, ce qui facilite la survie pendant les périodes défavorables, comme la sécheresse ou le froid. Le stade nymphal peut durer de 8 à 55 jours, selon les conditions environnementales, notamment la température et l'humidité.
Adultes: Les papillons sont de couleur brun grisâtre et ont une grande capacité de dispersion, étant capables de voler sur de longues distances. Ils vivent en moyenne 15 jours et commencent à se reproduire le deuxième jour après leur émergence. Chaque femelle est capable de pondre plus de 1.000 XNUMX œufs au cours de sa vie.
Le taux de reproduction élevé et le cycle de vie court permettent S. frugiperda colonisent rapidement de nouvelles zones et augmentent leur population en peu de temps.
Écologie et caractéristiques
La chenille légionnaire d’automne est une espèce très polyphage. Il se nourrit d’une grande variété de plantes hôtes. On estime que plus de 100 espèces végétales peuvent servir d’aliment, le maïs, le soja, le coton, le sorgho et le riz étant les principales cultures touchées.
Adaptation au climat : le ravageur est très adaptable à différents climats et régions. Au Brésil, il trouve des conditions favorables pour se développer tout au long de l'année, notamment dans les zones tropicales et subtropicales. Dans les régions où les cultures se chevauchent, comme le maïs et le soja, le ravageur trouve continuellement de la nourriture, favorisant ainsi sa permanence.
Préférences alimentaires et polyphagie : Son port polyphage facilite son adaptation à différents systèmes agricoles. Les cultures telles que le maïs et le coton offrent des structures préférées (comme les cartouches dans le maïs et les capsules dans le coton), tandis que dans le soja, la chenille se concentre sur les gousses et les feuilles reproductrices.
Comportement nocturne : S. frugiperda Il est plus actif la nuit, ce qui le rend moins exposé aux prédateurs naturels pendant la journée. Cette habitude nuit également à l’efficacité des contrôles chimiques appliqués pendant la journée.
Dispersion: Les papillons adultes sont capables de migrer sur de longues distances à la recherche de nouveaux sites de ponte. Cela contribue à sa propagation rapide, étant un facteur important dans les zones agricoles extensives.
Interaction avec le milieu agricole : La proximité de cultures sensibles, comme le maïs, le coton et le soja, crée des « ponts verts », permettant au ravageur de trouver continuellement de la nourriture et d’augmenter ses populations. De plus, les plantes sauvages et les cultures de couverture, comme la brachiaria et le millet, servent également de refuge et de nourriture à l’espèce.
Spodoptera frugiperda démontre une grande résilience en raison de son cycle biologique court, de son potentiel de reproduction élevé et de sa capacité à s'adapter à différents systèmes agricoles. Ces facteurs, combinés à l’utilisation intensive d’insecticides et de technologies Bt, ont donné naissance à des populations résistantes dans plusieurs régions du Brésil.
En outre, Spodoptera frugiperda présente deux lignées génétiquement distinctes, connues sous le nom de race maïs et race riz, largement reconnues par la communauté scientifique. La race maïs est prédominante dans des cultures comme le maïs, le coton et le sorgho. La race riz est plus fréquente dans le riz et les graminées de pâturage, bien que leurs hôtes se chevauchent.
Des études telles que celles de Pashley (1986) et de Saldamando-Benjumea et al. (2011) confirment les différences génétiques (marqueurs COI et FR), comportementales (phéromones distinctes) et physiologiques (microbiote intestinal) entre les races. Ces différences sont importantes pour les stratégies de gestion intégrée, compte tenu des variations de résistance aux insecticides et aux toxines. BtMalgré l’hybridation sur le terrain, la distinction entre les races est essentielle pour un contrôle efficace de ce ravageur.
Dommage
Les dommages causés par S. frugiperda varient en fonction de la culture attaquée.
- Maïs : destruction de la cartouche, réduction de la surface photosynthétique et perforation des épis, compromettant le rendement. L'attaque initiale peut conduire à un « cœur mort », tuant la jeune plante.
- Soja : préférence pour les structures reproductrices, comme les gousses, provoquant une baisse de productivité. Le ravageur se cache généralement dans les zones protégées des plantes, ce qui rend la lutte chimique difficile.
- Coton : perçage des capsules et des boutons floraux, ainsi que grattage des bractées et des fleurs.
Contrôle
la gestion de S. frugiperda nécessite une approche intégrée, combinant différentes méthodes :
- Contrôle biologique: L’utilisation de parasitoïdes, de prédateurs et d’agents tels que le baculovirus SfMNPV a démontré son efficacité dans la protection des cultures.
- Contrôle comportemental : Les phéromones synthétiques pour la surveillance et la confusion sexuelle sont prometteuses, réduisant la reproduction des ravageurs.
- Contrôle culturel : Des stratégies telles que la rotation des cultures et l’utilisation de plantes non hôtes réduisent les populations de ravageurs.
- Lutte chimique : Les insecticides sont encore largement utilisés, mais la résistance des parasites constitue un problème croissant. Des pulvérisations nocturnes sont recommandées pour augmenter l'efficacité.
- Technologies BT : les cultivars génétiquement modifiés ont offert une protection partielle. Cependant, une utilisation inconsidérée a conduit à une résistance accrue.
Extraits d'articles scientifiques
Doi.org/10.1021/acs.jafc.4c03361 - La noctuelle du chou (Spodoptera frugiperda) est un ravageur majeur à l'échelle mondiale, et le chlorantraniliprole (CAP) est largement utilisé en Chine pour la contrôler. Comprendre la résistance au CAP chez Spodoptera frugiperda est crucial pour une gestion efficace de ce ravageur. Les populations de terrain ont présenté différents degrés de résistance au CAP (RR = 1,7 à 5,60 fois). Après 10 générations de sélection, la lignée résistante au CAP a développé une résistance plus de 10 fois supérieure, avec une héritabilité réalisée (h²) de 0,10. L'analyse génétique a révélé des modes de transmission autosomique, récessif incomplet et monofactoriel. La lignée résistante au CAP a montré une résistance croisée limitée au lufénuron et au tétrachlorantraniliprole, une résistance croisée négative au spinétoram et aucune résistance croisée observée aux autres insecticides. L'analyse biochimique a suggéré que la détoxification médiée par le cytochrome P450 est le principal mécanisme de résistance, avec 26 gènes surexprimés dans la lignée résistante au CAP. De plus, l'inhibition de l'expression des CYP4L13, CYP6B39, CYP6B40 et CYP4G74 a significativement augmenté la sensibilité des larves résistantes au chloramphénicol (CAP). Ces résultats soulignent le risque de résistance au CAP chez Spodoptera frugiperda et mettent en évidence le rôle crucial des enzymes P450 dans cette résistance.
Doi.org/10.1002/ps.5812 - Le mode de transmission de la résistance au spinétoram chez Spodoptera frugiperda est autosomique, partiellement récessif et polygénique. Une résistance croisée entre les spinosynes a été confirmée chez cette espèce. L'importance de ces résultats pour la mise en œuvre de stratégies de gestion de la résistance aux insectes est abordée dans cet article.
Doi.org/10.1002/ps.5376 - La fréquence de l'allèle de résistance au chlorantraniliprole était modérément élevée dans une population de Spodoptera frugiperda collectée sur le terrain. L'hérédité de cette résistance est autosomique, partiellement récessive et monogénique. Spodoptera frugiperda présente une résistance croisée à d'autres insecticides diamides. Ces résultats fournissent des informations essentielles pour la mise en œuvre de programmes de lutte intégrée (LPI) visant à préserver l'efficacité des insecticides diamides dans la lutte contre Spodoptera frugiperda au Brésil.
Doi.org/10.3390/insects17050460 - La légionnaire d'automne (Spodoptera frugiperda) se caractérise par le développement généralisé d'une tolérance à de multiples insecticides, un processus facilité par une exposition prolongée et intensive à ces composés. Cette étude a utilisé l'interférence ARN (ARNi) pour explorer l'association potentielle des gènes du cytochrome P450 avec la résistance au spinétoram chez Spodoptera frugiperda, avec pour objectif parallèle d'étudier des formulations à base de nanocapsules ciblant le P450 comme agents synergiques pour une meilleure gestion de ce ravageur. Les résultats des bioessais réalisés sur des populations de Spodoptera frugiperda du Guangdong ont révélé la plus forte tolérance dans la population de Meizhou (CL50 = 0,673 µg/mL). L'exposition au spinétoram a induit une augmentation de 6,5 U/mL de l'activité du P450 larvaire et a déclenché une forte surexpression du CYP6AN4 (4,98 fois supérieure à celle du témoin), qui a présenté une induction concentration-dépendante (2,52 fois supérieure dans les conditions testées). La formulation LDH-dsCYP6AN4 + spinétoram a atteint un taux de mortalité de 62,87 %, soit une augmentation de 11,31 % par rapport au groupe LDH + spinétoram, et a maintenu une forte synergie au sein de différentes populations de terrain. Ces observations phénotypiques et moléculaires indiquent que la surexpression de CYP6AN4 est étroitement corrélée à la réponse au spinétoram et pourrait potentiellement contribuer à une modification de la sensibilité aux insecticides chez les populations de terrain.